J'ai vu des c½urs sensibles
qui ne pouvaient qu'aimer
Des lignes parallèles qui se sont rapprochées
Les moitiés d'un même c½ur qui se sont retrouvées
Car l'océan n'était qu'une rive à traverser
J'ai vu depuis longtemps ces chemins emmêlés
Et ces espoirs fragiles tendrement s'amarrer
J'ai vu ces jours d'octobre qui ne savaient finir
Car l'histoire ce soir là commençait à frémir
Des regards étonnés qui ne se détachaient
Que pour s'unir encore comme vos mains désormais
J'ai vu les premiers mots comme ailes de papillons
Venir faire refleurir des larmes d'émotion
Et les promesses déjà atténuer les adieux
Bracelet oublié comme un parfum précieux
J'ai vu dans cette maison l'espérance du bonheur
L'attente interminable, l'inévitable peur
Les jours d'aéroport dans l'étrange grisaille
Et comme tombées du ciel, ces douces retrouvailles
J'ai vu la vie renaître, guérissant l'inconnu
Et l'amour qui se donne en baisers attendus
Des regards renoués, reflets d'un même miroir...
Ces sont ces mages qui sourient en ma mémoire...
Dans le creux de vos mains, j'ai vu fleurir un monde,
Et dans ce champ de rêves que vos soupirs inondent
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